Jeudi 12 – Kings canyon, la Rim Walk

Levés à 4h30, nous faisons l’ouverture du petit déjeuner à 5h00 car nous partons en visite guidée à 5h45. Notre guide est californienne, elle s’appelle Renée. Nous sommes ses deux seuls clients ce matin alors qu’en pleine saison elle emmène des groupes de 30 à 50 personnes !

Départ de la randonnée

Nous commençons par une très belle montée qui nous permet de nous élever de 250 mètres. C’est presque un escalier taillé dans la roche.

Très raide le démarrage.

Renée nous parle des deux espèces d’arbres majeures. L’eucalyptus dont les racines peuvent aller chercher l’eau à plus de 10m de profondeur et un acacia aux feuilles en forme d’épines dressées vers le ciel pour récupérer le plus d’humidité possible dans l’air.

Eucalyptus. En cas de sécheresse, il s’auto-mutile en cessant d’alimenter en sève certaines branches qui pointent vers le sol comme celle de la photo.

Acacia local aux épines dressées vers le ciel.

Il y a aussi une herbe endémique, le spinifex, qui forme des touffes sèches. Elle couvre 20% de toute l’Australie et résiste aux sécheresses.

Spinifex et palmiers.

Nous faisons tout le tour du canyon avec des escaliers, pistes, ponts suspendus… nous apprenons que les rochers sont blancs à l’intérieur et rouges en surface à cause des dépôts de terre et de fer.

Passage entre des roches sur le plateau au sommet du canyon.

Superbes couleurs et contrastes au lever du soleil

Panoramique au lever du jour depuis le sommet

Impressionnant !

Nous descendons dans le Jardin d’Éden où perdure un point d’eau bien qu’il n’ait pas plu ici depuis plus d’une année (nov 2018). On y trouve aussi des palmiers qui ont la particularité d’être soit mâles soit femelles et pollinisés par des mouches (il faut bien qu’elles servent à quelque chose tout de même 🙂 ).

Au bord de la falaise

Plusieurs ponts suspendus.

Nous ne sommes pas tous seuls mais il y a peu de groupes.

Le trou d’eau est presque à sec car il n’a pas plu depuis novembre 2018.

Nous rejoignons notre point de départ après une boucle de 3 heures et 7.4 km. Sympa, beaux paysages au lever du soleil, pas trop chaud et bien moins de mouches que la veille.

Le canyon est perdu dans une immensité presque vide de présence humaine sur des centaines de kilomètres.

Sur le chemin du retour à l’hôtel, nous apprenons que les dromadaires sauvages sont si nombreux ici que l’Australie est le premier exportateur mondial de chameaux. Les premiers avaient été amenés par les explorateurs et il y en aurait plus d’1 million aujourd’hui. Ils les chassent même pour les manger.

Baignade régénératrice avant de reprendre la route.

Nous apprécions la piscine, la douche réparatrice puis repartons pour Uluru. Il y a de plus en plus de vent qui soulève des nuages de poussière rouge. Toujours aussi peu de circulation et nous nous arrêtons manger au seul bar-resto sur note trajet qui fait aussi camping, station service, fabrique de papier, élevage d’émeus…

De plus en plus de vent et de poussière.

La seule option de pause, à 100kms d’Uluru et 220kms de Kings canyon.

Camion « train »

Ce camion vient de détacher l’une de ses deux remorques

De retour à Uluru, nous refaisons le plein. $100 pour 47l. Très cher pour l’Australie mais il faut dire que la plus proche station service concurrente est à 100km.

Demain ce sera le départ pour Brisbane.

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